Les légendes sur les origines du café abondent, mais on convient tous en général de dire que sa plante est apparue sur les pentes d’Ethiopie et de l’Abyssinie. Selon une des légendes, un jeune berger nommé Kaldi a remarqué que lorsque midi arrivait et lui donnait la sensation de léthargie, il semble que l’inverse se passait sur son troupeau de chèvres. C’est alors qu’il nota que ses chèvres grignotaient des petits fruits jaunes d’arbres qui abondaient dans la zone. Il en goûta à son tours quelques uns et expérimenta la même sensation de bien être et de vitalité. Les moines de la région le grondèrent pour avoir goûté au ‘‘fruit du diable’’ mais remarquèrent cependant très vite que ces petits fruits jaunes les aidaient à rester éveillés pendant leurs prières. Les fruits furent bientôt bénis par les moines.
Une autre légende raconte qu’un arabe appelé Omar fut banni lui et ses fidèles et se réfugièrent dans un désert. Ils survécurent grâce aux petites fruits jaunes des caféiers qu’ils faisaient bouillir et mangeaient en bouillon .La population de la ville la plus proche , MOCHA, était tellement impressionnée de les voir survivre qu’elle interpréta cela comme un signe religieux .Les fruits furent nommes Mocha en honneur à la ville .
En l’an 1000 av. J.-C le café se diffusa sur toute la péninsule arabique, où il fut cultivé pour la première fois. On commença à inventer une boisson avec les fruits qu’on appela « qahwa », (ce qui littéralement signifie ‘‘qui empêche le sommeil’’). Il était jalousement protégé par les états musulmans et on ne pouvait le transporter que lorsqu’il était torréfié pour qu’il ne soit pas cultivé chez des peuples ‘‘païens’’. Mais inévitablement, la plante fut volée d’Inde par des contrebandiers et on la retrouva très vite répandue un peu partout.
Les premiers cafés sont apparus à Constantinople aux alentours de 1475 et étaient présents en Italie dès 1600. A ses débuts, les conseillés du Pape désiraient bannir le café de l’empire. Mais le Pape apprécia son goût et décida qu’il aurait été dommage d’en laisser l’usage exclusif aux païens.
Les cafés se sont rapidement répandus à travers l’Europe devenant le centre des discussions politiques, culturelles et artistiques. Ils endossèrent le surnom de « Penny Universities » dû au fait qu’une tasse de café ne valait qu’un penny. Une des maisons du café la plus célèbre a appartenu à Edward Lloyd. Ouvert en 1668, elle était fréquentée par des négociants et agents maritimes. Dans leur intérêt, Edward Lloyd publia un carnet de bord des entrées et sorties des bateaux et cargos. C’était le début humble de « Lloyd’s of London », aujourd’ hui la plus grande compagnie d’essurance maritime au monde.
Initialement les plantations de café étaient limitées à l’Arabie, l’Inde et à certaines régions de l’Europe de l’est, mais en 1668 des contrebandiers hollandais exportèrent d’un port arabique des plantes de Mocha dans la colonie d’Inde Orientale de Java. Une culture de café prospéra très rapidement dans les tropiques luxuriants.
En 1723, les Hollandais perdirent leur privilège lorsqu’un officier de la marine française s’empara d’une plante de café et l’emmena sur l’île de la Martinique dans les Indes Occidentales. 50 ans après, l’île comptait plus de 90 millions de caféiers et représentait 90% de la production mondiale de café.
En 1727, à la suite d’un conflit frontalier entre les Français et la Guyane hollandaise, le Lieutenant colonel brésilien Fransico de Melo Palheta, médiateur du conflit, emporta avec lui des graines fertiles de café dissimulé dans un bouquet de fleurs. Des rumeurs affirment qu’il l’aurait donné à sa maîtresse, la femme du gouverneur de la Guyane française avec qui il entretenait une torride histoire d’amour .Bien que les Français conservèrent précieusement le secret du café, c’était désormais au tour du Brésil d’en profiter en devenant l’industrie du café qui en moins de 100 ans rassembla 97% de la récolte mondiale de café. Jusqu’à ce jour, le café fait partie intégrante de l’économie et de la culture brésiliennes.
